Ludwig van Beethoven, « rock star » de son époque !


Ce mois-ci sur Piano Facile, nous allons faire plus ample connaissance avec un pianiste très célèbre que l’on ne présente plus : Ludwig van Beethoven.

Beethoven est né le 17 décembre 1770, il est un compositeur hors-pair, dont les compositions ont traversé les siècles. Ce que l’on sait moins c’est qu’il est aussi un pianiste doublé d’un violoniste virtuose, n’oublions pas non plus qu’il fut un grand improvisateur.

Au tout début de sa carrière de musicien, il décide de s’installer à Vienne. La ville est en effet connue pour être la capitale mondiale de la musique. Ses grands maitres, Mozart et Hayden ayant habité également à Vienne. L’on remarque d’ailleurs sur ses premières compositions la très grande influence de Mozart. Mais petit à petit, Beethoven se détache du classicisme et devient précurseur avant l’heure du romantisme. Beethoven ose sortir des sentiers battus pour s’aventurer dans des terres jusque-là inexplorées. Il vit, en effet, pendant une époque tout à fait différente, une époque où les valeurs ont changé. La révolution française vient d’éclater et Beethoven est un fervent défenseur des valeurs républicaines. Fini donc l’époque, où l’on composé la musique pour la faire écouter aux rois et aux reines à la cours du palais. Beethoven était une « rock star » à l’époque, une personne qui voulait rompre avec le classicisme afin de pouvoir montrer la musique telle qu’il le voyait et qu’elle devrait-être.

Bien évidement, nous n’allons pas décrire toutes les œuvres de Beethoven, la liste serait trop longue. Nous allons surtout nous attarder sur ses œuvres pour piano.

Tout au long de sa vie, il aura écrit 32 sonates pour piano. La sonate étant une forme d’écriture très apprécié par Beethoven. Grace à ses sonates, Beethoven a laissé un grand héritage pour le piano. Les compositeurs qui viendront après lui s’inspireront grandement de celles-ci, pour ne citer que les grands maîtres du romantisme comme Chopin.

Les sonates de Beethoven sont toujours composés de trois mouvements : un premier mouvement vif, puis un deuxième mouvement lent, et enfin un troisième mouvement vif. Mais il fera quelques exceptions avec quelques sonates citons entres autres la très célèbre sonate au clair de lune.

La sonate au clair de lune est sans nul doute la plus connue des ses sonates. Son premier mouvement étant le plus connu des trois mouvements. Beethoven lui-même sera agacé par la trop grande popularité de cette œuvre. Il estime en effet, que cette œuvre est loin d’être parfaite et que d’autres sonates qu’il composa après celle-ci méritent plus d’être connue. Le troisième mouvement de cette sonate est également très beau. Il est victime malgré lui de la très grande popularité du premier mouvement, ce qui aura pour conséquence de presque l’occulter.

L’on note également que ses sonates deviennent de plus en plus complexes et élaborés, ainsi les sonates l’Appassionata, la Waldstein ou Les Adieux sont connus pour leur grande complexité.

Beethoven mourra le 26 mars 1827, sa notoriété fut encore très grande à sa mort et l’on dit même que le tiers de tout Vienne viendra assister à ses obsèques.

Keith Jarrett et l’histoire du Köln Concert


Chaque mois nous allons traiter un billet concernant la culture pianistique. Aujourd’hui nous parlerons d’un pianiste qui a marqué l’histoire de la musique en général. Il s’agit de Keith Jarrett.

Il est à la fois un pianiste de jazz et un pianiste classique mais il est surtout connu pour être un improvisateur hors-pair.

Il a reçu, durant toute sa carrière, différent prix parmi lesquels le « Léonie Sonning Music Prize », le prix le plus prestigieux décerné aux musiciens classiques, et le Polar Music Prize.

Les débuts de Keith Jarrett

Il commence le piano classique à trois ans. A 8 ans, il se produit en concert, il y jouera déjà ses propres compositions. A 18 ans, il étudie le piano à la Berklee School of Music. Il commença véritablement sa carrière de pianiste en 1965, à l’âge de 20 ans. Il sera très vite repéré et deviendra le pianiste de Charles Lloyd. Miles Davis, le jazzman le plus respecté du moment viendra tous les jours le voir jouer. Subjugué par ses talents d’improvisateur, il l’embauche alors dans sa nouvelle formation. En parallèle, Keith Jarrett joua également pour son propre quartet.

En 1973, il débuta son tour d’Europe. Il livrera alors en 1975 à Cologne le concert le plus mémorable de toute sa carrière.

Le Köln Concert

« The Köln Concert », voilà un album que tout pianiste qui se respecte se doit de posséder. Avec plus 3,5 millions d’albums vendus, il est l’album de piano solo le plus vendu de tous les temps (ce chiffre est encore loin d’être égalé).

Et dire que cet album a failli ne jamais voir le jour. Keith Jarrett a en effet presque failli annuler ce concert. Cela n’étonne guère de sa part. Tous ceux qui le connaissent s’accordent à dire qu’il est un pianiste très exigeant (sinon le plus exigeant). Il est capable d’arrêter un concert si par malheur un spectateur venait à prendre une seule photo ou même pire si un spectateur venait à tousser.

Pour le cas du Koln Concert, pour en revenir à notre sujet, c’est le piano qui ne lui a pas plu. D’ailleurs, durant tout le concert Keith Jarrett n’a presque pas joué les notes aiguës car elles ne sonnaient pas assez bien pour lui.

Après avoir hésité longuement, il fini par accepter de jouer. Il s’assit donc devant le piano, en ne sachant toujours pas quoi jouer. Car il est important de le préciser, le concert sera entièrement improvisé du début à la fin.

La sonnerie de l’Opéra retenti alors pour annoncer le début du concert. Et Keith Jarrett commença le concert en reprenant les premières notes de cette sonnerie, s’en suit ensuite soixante minutes de pure improvisation dont lui seul connait le secret.

Keith Jarrett et l’improvisation

Keith Jarrett affirme que l’improvisation est sa seule façon d’être fidèle à lui-même. Quand on lui demande, quelle musique l’influence, il répond que c’est bien plus que ça, que sa musique ne vient pas de la musique. Pour lui, la musique n’est pas seulement une question de notes, de rythmes et d’harmonies. Il s’agit surtout de créer un monde et de voyager dans ce monde. Un élément important de sa musique (sinon le plus important) est la transe, un certain état du corps et de l’esprit qui se laisse transporter au gré des mélodies et des accords.

Les mots ne suffiront pas pour expliquer le génie de ce grand homme. Je vous invite donc si ce n’est déjà fait de le découvrir sans plus tarder.

Si vous voulez vous procurer les partitions de piano du Köln Concert (et d’autres des albums de Kaith Jarrett), vous pouvez le faire en suivant ce lien.